Accueil | Sa vie | Son oeuvre | Interview | Galerie | Expos | Contact
 
Galerie:

Festival Mondial des Marionnettes

IMPORTANT : Ne pas utiliser l’icône “contact “ car il ne fonctionne plus
Nous contacter par mail nadjblanco@gmail.com
Tél 06 03 37 03 01 ou 06 23 81 24 08

b]Charleville-Mézières

Poignée de main
Nelson Blanco
Aujourd’hui, à 52 ans, Nelson Blanco vit en Picardie, dans la petite commune de… Crèvecoeur. Clin d’œil de la vie ! Faut le faire quand même !
nelson blanco
continue à peindre.

Il a épousé une française, n’est plus retourné à la Plata depuis treize ans et pense souvent à ceux qu’il a laissé là-bas, qu’il ne verra plus jamais. Ses amis que les militaires ont torturés et tués.
Il marionnettise aussi : "J’ai transformé ma peinture en spectacle. Sans paroles. Musique de Stockhausen". Un spectacle qu’il veut total, "selon l’idée de Kandisky". Un spectacle qui réunit quatre expressions artistiques : la peinture, la poésie, la danse et la musique. Un monde de transformations, ça s’appelle "La création d’un monde".
On s’attendait à un thème sur la défense des droits de l’homme. Pour le moins.
Il n’en est rien.

La Pureté
"Tu sais quand tu as bu beaucoup d’alcool, le lendemain tu as envie de boire de l’eau : j’en ai trop vu là-bas, maintenant je recherche la poésie. La pureté donne envie de vivre".
Dans la cour Létrange, les pendus de Boulair l’ont effrayé, Nelson Blanco : "La monstruosité, c’est facile… Facile à créer. Et le type qui travaille avec des monstres finit par être possédé par les monstres. Pour moi le spectacle est un exorcisme. Je veux trouver la lumière".
Trouver la lumière à travers un théâtre d’ombre ?
"Oui, parfaitement ! L’ombre est l’addition de toutes les couleurs. Mon théâtre est un théâtre d’ombre et de lumière. J’ai peur du trou noir"…
Nelson Blanco peintre argentin en exil, retournera peut-être un jour voir l’Argentine de ses racines. Il n’y restera probablement pas. Il continuera à peindre en France, à Crèvecoeur, dans l’Oise. A faire descendre la peinture dans la rue (comme récemment avec 300 gosses à Creil), à écrire (il vient de finir "Mémoires d’un sous-développé" et cherche un éditeur), à travailler la marionnette avec Nadège son épouse, et à exposer ses œuvres (vous pouvez actuellement le voir à la Fondation Thiers, à Paris et à l’expo "Nord-Sud 85", à la Défense).
Il continuera à chercher la pureté. Et à croire à la réincarnation. Loin de la Plata où, pourtant le bruit des bottes ne résonne plus depuis Alfonsin…

Jean-Paul Houncheringer
Supplément à l’Ardennais n°12573 du vendredi 27 septembre 1985