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Nelson Blanco, l'Imaginaire en campagne

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b]Crèvecoeur

Le peintre argentin a quitté sa "pampa" natale il ya 30 ans. Depuis, il veut prouver que l'artiste est utile, même en milieu rural. Son Atelier de l'Imaginaire est ouvert aux enfants... et aux adultes.

"Le monde rural s'ouvre. L'important, c'est de faire savoir qu'on existe. Les gens ont besoin de spiritualité et l'artiste doit avoir un rôle tout comme l'agriculteur".
Si Nelson Blanco a appelé son atelier "l'atelier de l'imaginaire", il n'en garde pas moins les pieds bien ancrés sur la terre.
Son credo? : L'artiste est utile! Pasionné de peinture, incollable en histoire de l'Art, amoureux du contact, en un mot de la vie, ce peintre argentin résidant à Crèvecoeur depuis 1976 veut ouvrir les portes. Celle de son atelier. Celle de l'art...
nelson blanco


Depuis octobre dernier, Nelson Blanco a déjà reçu près de 300 enfants dans son antre de Crèvecoeur. Dans son atelier-galerie, installé dans une ancienne grange restaurée, entre les pans de bois et le torchis, ces enfants ont pu découvrir les oeuvres du plus Picard des argentins. Et à travers elles, l'art en général.
Matisse, Picasso : c'est avec le coeur plus qu'avec les yeux que Nelson Blanco parle de la peinture. Et peu à peu, l'oreille se fait à son puissant accent...
"J'ai été frappé de découvrir que pour les enfants, un tableau c'est avant tout un tableau noir, explique-t-il. J'ai rencontré des jeunes handicapés mentaux très attirés par les symboles que j'utilise. Un d'eux m'a même malicieusement proposé un échange".

Prix Braque en 65

Nelson fut l'un des premiers à briser les barrières de la sorte. Ses initiatives dans l'oise sont nombreuses: peintures murales dans les quartiers ou les colllèges, décoration de bus scolaire...

C'est à André Malraux qu'on doit le fait que Nelson Blanco ait quitté sa pampa natale. A la mort de Georges Braque, en 1963, un prix attribué à un peintre d'Amérique du sud est crée par le ministre de la Culture. C'est ce qui fera traverser l'Atlantique à Nelson Blanco, lauréat en 1965.
Depuis, il n'est pratiquement jamais retourné dans son pays, bien que ses toiles fassent régulièrement le voyage, comme elles le font vers Toulouse ou Marseille!
Nelson est tombé en peinture très jeune, devant une toile de Van Gogh. Depuis, si la création de l'artiste évolue au rythme des saisons, tous les trois mois, les symboles qu'utilise Nelson ont la vie dure.

Un univers campagnard
nelson blanco



Que ce soit sur toile, en poème ou en sculpture, la femme, le chat ou le poisson de couleurs s'imbriquent inlassablemnt sur ses fonds noirs du noyau originel. Plus primitif que naif. Plus visionnaire que figuratif, Nelson retourne à l'innocence, aux racines.
"Je m'inspire d'un univers personnel, très campagnard, insiste-t-il. L'artiste est un homme normal. Je n'invente rien, j'avance".
Depuis peu, avec son épouse Nadège, Nelson a pour projet d'étendre cette communication avec le monde rural à une action de plus grande envergure. Toucher des enfants, des adolescents, mais aussi des adultes.
Peindre unvillage, créer des jouets en bois, faire participer des Rmistes : les idées ne manquent pas. Le but est de prolonger l'Atelier de l'Imaginaire afin de développer encore ces actions sociales artistiques en milieu rural.
Par contre, ce qui manque toujours, c'est un local. Avis aux amateurs...
Emmanuel Puglia Le Courrier picard
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