Accueil | Sa vie | Son oeuvre | Interview | Galerie | Expos | Contact
 
Galerie:

Angel Osvaldo Nessi écrit sur lui

L’Artiste est proche des vérités éternelles. Il peint des œuvres et des œuvres –dessin, couleur, forme- qui démontrent sa richesse imaginative : c’est la tradition repensée pour "nettoyer l’œil" -grand conseil d’Arnheim-
Cela lui a permis de varier, sans répéter, de transformer, de recréer…
Il fait l’œuvre d’un artiste classique sensible qui est aussi bien d’hier que d’aujourd’hui.
Nelson Blanco, tel un jongleur, réalise l’équilibre paradoxal de tenir une démarche plastique presque institutionnelle située à mi-chemin entre le sérieux et l’ironie.
Peut-être ses interprétations des grands thèmes accusent-elles un travers plus populaire qu’érudit, un certain air de parodie qui le rapproche parfois des modes conceptuelles et, d’autres fois, au contraire, le situe plus près du signe iconographique.
nelson blanco


En d’autres termes, il garde un juste milieu entre le dire et la révélation, en utilisant une graphie qui lui est propre, corporelle dans sa relation spontanée mais contrôlée par un fonctionnement successivement relatif au signifiant dans lequel on trouve le rôle attribué à la pensée, puis relatif au faire et à l’idéologie, dans une structure originale qui était déjà présente à ses débuts et que son travail acharné et solitaire en Picardie, au contact des choses simples de la vie, a accentué jusqu’à lui donner sa dimension de perfection actuelle.
Le caractère original de son style, se trouve dans le tracé qui délimite l’image : la couleur aspirant à la forme.
Etant donné que peindre, depuis toujours, c’est dessiner, si la peinture commence par le contour, cela signifie que Blanco, redonne à l’image son statut. Il se détourne des attitudes informalistes.
La réactualisation de l’icône se fait par des scènes peuplées d‘animaux domestiques qui forment un bestiaire surréaliste et inquiétant, un rétable au parfum de parodie -La femme-chatte, la vache-nuage, l’oiseau-feuille- métaphores du graphisme automatique tel que l’entendait la tradition fauve-surréaliste, sans exclure MirO.
Les paysages n’ont aucun élément atmosphérique, de là l’idée d’un monde permanent, infini, enchanté…
En faisant le catalogue d’un système de valeurs dépassés, Blanco les met hors du temps et de l’espace. Il les actualise, leur redonne vie avec son style très personnel et son propre système de valeurs artistiques.
Angel Osvaldo Nessi : professeur d’histoire de l’art et critique

voir aussi l'article de Saul Yurkevich